Article publié le
La parole aux aidants
Ne pas s'oublier...
Que nous soyons amie, maman ou enfant,
Nous sommes toutes des aidants.
Le temps qui passe
Inverse les rôles,
Certaines situations
Mettent nos nerfs à rude épreuve.
Pas toujours facile
De rester docile.
Cette parenthèse,
Qui vient de nous être accordée,
Aura eu pour moi,
L’effet d’une pause méritée.
Exceptionnellement,
Pas de culpabilité
De s’être octroyé un peu de répit.
Bien au contraire !
Tantôt émouvantes, tantôt rassurantes,
Les expériences de chacune
Ne peuvent que nous enrichir
Pour mieux repartir,
Nous apportant peut-être
Un regard différent
Sur nos propres quotidiens.
Ces échanges m’ont confortée
Dans ma façon de penser :
Surtout ne jamais rester isolé.
Être aidant, on ne s’y attend pas,
On le devient un peu par hasard...
Ce qui dans un premier temps
Nous semble normal et évident,
Peut devenir très vite envahissant.
L’impression de ne jamais en faire assez,
La culpabilité parfois de penser à soi,
L’incompréhension face à certaines situations.
Sournoisement, le mal-être s’installe en nous.
Quoique nous puissions faire,
Nous n’avons pas de baguette magique pour changer
Le quotidien des proches que nous tentons d’aider au mieux.
Aussi, afin de pouvoir continuer d’être à leurs côtés
Le plus longtemps possible,
Il faut avant tout se protéger soi-même
Sans avoir à en rougir.
S’accorder du temps, des activités culturelles ou sportives, avoir du lien social,
Sans culpabiliser.
Cependant, le plus important à mes yeux
C’est d’apprendre à verbaliser ses expériences personnelles.
Parler me semble la meilleure des thérapies.
Cela peut permettre
D’apaiser les sentiments
De colère, d’impuissance ou d’isolement
Que génère la situation d’aidant.
Le plus difficile,
Ce sont les premiers mots…
Après,
Croyez-moi,
On y prend goût.
Bel été à vous toutes,
Bien sincèrement.
Martine.
